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traduction française de textes anglais; éditoriaux; revue de presse


Dieu est dans notre camp

Publié par Bob Dylan; traduction Hervé Le Gall sur 28 Août 2013, 23:12pm

Catégories : #dylan, #sixties, #Axe du Bien, #fous de Dieu, #lyrics

Lien vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=6tyIjfE-tIk (cliquez sur « Lire la suite »).

Il s’agit de la version des Neville Brothers, le célèbre groupe de la Nouvelle-Orléans. Elle figure sur leur album « Yellow Moon », avec une autre chanson (« The ballad of Hollis Brown ») du même album de Dylan (« The times they are a-changin’ »), sans doute son album le plus « populiste ». Quant à la Nouvelle-Orléans post-Katrina, je ne saurais trop conseiller les deux premières saisons de « Treme », la série de David Simon – un autre « populiste » - pour la découvrir, la respirer … Attention : addictif.

Il y a une strophe en italiques, entre parenthèses, ci-dessous. Elle ne figurait pas dans la version originale (celle de "The times …), mais par la suite, Dylan a pris l'habitude de la rajouter en concert. C'est cette version que chantent les Neville Brothers.

H.

Dieu est dans notre camp

Oh mon nom n’a aucune importance,

Mon âge encore moins.

Ma région d’origine,

A pour nom le Midwest.

C’est là qu’on m’a éduqué, élevé,

Dans le respect des lois.

Quant au pays où je vis,

Il a Dieu dans son camp.

Oh les livres d’histoire le racontent,

Ils le racontent si bien,

La charge de la cavalerie,

Les Indiens qui tombaient,

La charge de la cavalerie,

Les Indiens qui mouraient.

Oh ce pays était jeune,

Dieu était dans son camp.

La guerre hispano-américaine

Connut son tour,

Comme si la Guerre de Sécession

N’avait jamais eu lieu.

Les noms des héros,

On me les fit mémoriser.

Ils avaient l’arme à la main,

Et Dieu était dans leur camp.

La Première Guerre Mondiale, les gars,

Elle ne fit qu’aller et venir,

La raison des combats,

Je ne l’ai jamais vraiment comprise,

Mais j’ai appris à l’accepter,

À l’accepter fièrement,

Car on ne compte pas les morts,

Quand Dieu est dans votre camp.

Quand la Deuxième Guerre Mondiale

S’est terminée,

Nous avons pardonné aux Allemands,

Ensuite, ce fut l’amitié entre nous,

Malgré les six millions qu’ils avaient assassinés,

Qui avaient grillé dans leurs fours,

Aujourd’hui, les Allemands aussi,

Ont Dieu dans leur camp.

(Dans les années soixante,

Survint la guerre du Vietnam.

Quelqu’un peut-il m’expliquer

Pourquoi nous combattions ?

Tant de jeunes gens sont morts,

Tant de mères étaient en pleurs.

Alors je pose la question :

Dieu était-il dans notre camp ?)

J’ai appris à détester les Russes,

Tout au long de ma vie,

Si une autre guerre survient,

C’est eux que nous devrons combattre.

Je devrai les haïr, les craindre,

Les fuir, me cacher,

Et tout accepter, courageusement,

Car Dieu sera dans mon camp.

Mais maintenant nous possédons des armes

Qui dispersent la poudre chimique.

Si l’on nous force à les utiliser,

Alors nous devrons le faire.

Une pression sur le bouton,

Une décharge planétaire,

Mais on ne pose pas de questions

Quand on a Dieu dans son camp.

Pendant des heures, dans l’obscurité

J’ai réfléchi à tout ceci.

À Jésus-Christ,

Trahi par un baiser.

Mais je ne peux pas penser à votre place.

Ce sera à vous de décider,

Si Judas Iscariote

Avait Dieu dans son camp.

Il est temps de m’en aller,

Je suis mort de fatigue.

Le trouble que je ressens,

Aucune langue ne peut le décrire.

Les mots emplissent ma tête,

Puis tombent au sol.

Si Dieu est dans notre camp,

Il empêchera la prochaine guerre.

Bob Dylan, 1964

Dieu est dans notre camp

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