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traduction française de textes anglais; éditoriaux; revue de presse


Les Cavernes de Jéricho

Publié par Bell/Helm/Simon; traductio Hervé Le Gall sur 7 Mars 2015, 13:28pm

Catégories : #lyrics, #The Band, #oldies but goldies

Les Cavernes de Jéricho

C'est Greil Marcus, dans son "Mystery Train", qui a écrit les pages définitives sur "The Band". Cela dit, Marcus considère que les albums postérieurs à "Music from Big Pink" sont dispensables. Jugement à l'emporte-pièce, d'un amoureux passionné: tous les albums du "Groupe" sont indispensables, même celui-ci, qui est pourtant l'album "de la réunion", ce qui, la plupart du temps, donne lieu à des catastrophes monumentales.

Seul manque à l'appel Robbie Robertson, le plus célèbre des cinq membres originaux, mais aussi celui dont la carrière "post-Band" me laisse le plus froid.

Par contre, Levon Helm, disparu en 2012, figure parmi les compositeurs de la chanson "Jericho". Comme Garth Hudson, avec "Sea to the North",ou Rick Danko avec "Danko/Fjeld/Andersen", ses albums "Dirt Farmer" et "Electric Dirt", notamment, sont des petits joyaux.

En fait, comme avec les albums solos de McGuinn, Hillman, Clark, Parsons, Crosby, … après les "Byrds", et contrairement à ce que disait le puriste/jusquauboutiste Marcus, il n'y a rien à jeter dans les deuxièmes parties de carrière, plus anonymes, de ces glorieux anciens …

Bonne écoute/lecture

H.

Les Cavernes de Jéricho

Ils auraient dû savoir qu’il y avait de l’orage dans l’air

Ils auraient dû avoir compris ce que les anciens savaient

Ils auraient dû nous enfermer

Quand la grêle se mit à tomber

D’un ciel bleu clair, et nuageux.

À trois heures du matin, par un matin glacial

Le gémissement de la sirène sembla obéir à un signal

On entendit le hurlement d’une femme

Puis l’information tomba

« Explosion au Numéro Deux ! »

À Jéricho, dans le Kentucky

Toutes les mines se sont effondrées

À Jéricho

Les cœurs brisés sont inconsolables

Les regards embués des proches

N’auraient jamais, au grand jamais, pu prévoir

Ce que l’avenir leur réservait

Sur les casques, les ampoules brillaient avec l’intensité d’un éclair

La poussière de charbon recouvrait la rosée matinale

Les jeunes recherchaient leurs proches

Quant à l’aveugle, il a l’air désespéré

Car il comprend qu’il n’est d’aucune utilité

Ils pompèrent la boue, aspirèrent l’eau

Ils raclèrent le sol, jusqu’à en faire du sable

Mais à un kilomètre sous terre

Les mineurs savent que la cause est perdue

Garçons, l’heure est venue de rencontrer votre créateur

À Jéricho, dans le Kentucky

Toutes les mines se sont effondrées

À Jéricho

Les cœurs brisés sont inconsolables

Les regards embués des proches

N’auraient jamais, au grand jamais, pu prévoir

Ce que l’avenir leur réservait

Les mains du responsable de la sécurité ont l’éclat d’un sou neuf

Plein aux as, il a l’esprit maison

Mais il aurait dû s’incliner

Quand ils remontèrent tous les corps des victimes

Mais les affaires sont les affaires, les gars, qu’ils se remettent au boulot

À Jéricho, dans le Kentucky

Toutes les mines se sont effondrées

À Jéricho

Les cœurs brisés sont inconsolables

Les regards embués des proches

N’auraient jamais, au grand jamais, pu prévoir

Ce que l’avenir leur réservait

(Richard Bell /Levon Helm/John Simon ; 1993)

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