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traduction française de textes anglais; éditoriaux; revue de presse


ME-262

Publié par Sandy Pearlman; traduction Hervé Le Gall sur 3 Mars 2014, 11:45am

Catégories : #lyrics, #seventies, #blue oyster cult, #Krugman-Pearlman

Il y a quarante ans, en 1974, le « Culte de l’Huitre Bleue » nazifiait le rock … Leurs trois premiers albums (la trilogie « noire et blanche »), n’ont pas pris une ride. J’espère que tout le monde aura compris qu’il s’agissait d’entretenir la fonction radicalement subversive du rock. La chanson est attribuée à Bloom/Roeser, me semble-t-il, mais les paroles sont très probablement de Sandy Pearlman, leur « Mastermind ». Daniel Darc avait coutume de dire que les paroles du ‘Cult’ étaient celles qu’il aurait rêvé d’écrire.

R.I.P., Daniel.

H.

(Lien vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=BHsetn-lhYo; ou « Lire la suite »). Les paroles sont (un peu) plus compréhensibles ici : http://www.youtube.com/watch?v=SMG1WCVff0I

ME 262

Goering est en ligne, depuis Fribourg,

Il dit : « Willie a fait du bon boulot ».

Hitler est en ligne, depuis Berlin,

Il dit : « Je vous rendrai célèbre ».

Mon cher capitaine Von Ondine, votre prochaine patrouille aura pour objectif

Une escadrille de bombardiers anglais, de l’autre côté du canal.

Après minuit, ils seront tous là,

Je pense que vous connaissez votre travail.

Ils planaient là, accrochés au ciel,

Comme de lourds fruits de métal,

Ces bombardiers sont mûrs, prêts à être décrochés.

Si ces anglais restent en vie, je mourrai sans doute,

S’ils vivent, il se peut que je meure

Parfois, la vitesse ascensionnelle me conduit au désastre ; à cause du facteur de charge,

Il m’arrive de m’évanouir, d’être perdu pour notre camp,

Mais seule la mort récompense l’échec,

Alors surveille tes rétroviseurs, j’y serai, et ne dévie pas de la trajectoire d’approche.

Fais moi sortir du champ des radars, non, je n’ai pas le droit d’échouer,

Pas au moment où mes grandes balles d’argent meurent d’envie de se repaître.

Je n’ai pas le droit d’échouer, pas maintenant,

Au moment où vingt-cinq bombardiers attendent, prêts à tomber.

Ils planaient là, accrochés au ciel,

Comme de lourds fruits de métal,

Ces bombardiers sont mûrs, prêts à être décrochés.

Si ces anglais restent en vie, je mourrai sans doute

S’ils vivent, il se peut que je meure

ME-262, prince des turbojets,

Jumo 004, de Junkers,

Dans ma coiffe, par groupes de quatre, les R4M sont mises à feu,

Regarde comme ces avions anglais s’enflamment.

Tu témoigneras pour moi, raconteras le firmament écarlate,

Le jour où ces forteresses effectuèrent leur dernier vol.

Il faisait nuit sur la Westphalie,

Au mois d’avril 1945.

Ils planaient là, accrochés au ciel,

Comme de lourds fruits de métal,

Ces bombardiers sont mûrs, prêts à être décrochés.

Si ces anglais restent en vie, je mourrai sans doute

S’ils vivent, il se peut que je meure ...

Le Jumo 004, de Junkers.

(Blue Õyster Cult ; 1974)

ME-262

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